Pause dans le jardin du Musée de Cluny

La licorne est mentionnée dans les textes depuis l’antiquité, en Chine, au Proche et Moyen-Orient. Seules certitudes, c’est un quadrupède, proche de l’âne, du cheval, d’un bovidé ou d’un dragon… et l’animal possède une corne unique sur le front . La taille et la forme de cet attribut sont très variables, de 60 cm à plus de 2m. Pour certains, la licorne est un assemblage chimérique : tête de cerf, pied d’éléphant, queue de sanglier. La licorne chevaline blanche s’impose vers la fin du Moyen-Âge.



La licorne et le lion qui se combattent suggèrent un rapprochement avec un psaume : « Sauve moi de la gueule du lion et des cornes des licornes. »


Le chanfrein désigne la face de la t^te du cheval et, ici, la pièce métallique qui la protégeait. Ce chanfrein comporte une point décorative. Ainsi le cheval ressemblait à une licorne, réputée rapide et puissante.

En raison de la supposée valeur médicinale de la corne de licorne, de nombreuses pharmacies des payx germaniques ont pris pour raison commerciale la licorne.





Gustave Moreau a été un visiteur de Cluny surtout à partir de l’accrochage de la tenture en 1883. Il réinterprète le couple de la femme et de la licorne avec mystère et sensualité.

Suzanne Husky réinterprète l’un des tapisseries de la Dame à la licorne. Les arbres qui encadraient les personnages principaux sont ici tronçonnés par un énorme engin de chantier. L’habitat de la licorne est chamboulé par la surexploitation des ressources naturelles de la terre, au bénéfice à court terme d’une humanité inconsciente de la beauté fragile du vivant.
