2026-06-13 Segantini à Marmottan

L’exposition retrace en dix sections les grandes étapes du voyage artistique, de Milan à Maloja jusqu’aux hauteurs du mont Schalberg.

Ma famille
Garçon de la Brianza
La collecte des cocons
Après la tempête
Nature morte avec oie blanche

Sur les conseils de son marchand, Segantini applique le divisionnisme. Il applique de fins filaments de couleurs pures qui intensifient la lumière et la netteté.

Ave Maria à la traversée
Midi dans les Alpes
Les 2 mères
Détail du tableau
Détail du tableau

2026-06-06 Les licornes à Cluny

Pause dans le jardin du Musée de Cluny

La licorne est mentionnée dans les textes depuis l’antiquité, en Chine, au Proche et Moyen-Orient. Seules certitudes, c’est un quadrupède, proche de l’âne, du cheval, d’un bovidé ou d’un dragon… et l’animal possède une corne unique sur le front . La taille et la forme de cet attribut sont très variables, de 60 cm à plus de 2m. Pour certains, la licorne est un assemblage chimérique : tête de cerf, pied d’éléphant, queue de sanglier. La licorne chevaline blanche s’impose vers la fin du Moyen-Âge.

Millefleur : Licorne et cert affrontés (tapisserie de France ou Flandre)
Bordure : Licorne poursuivant un éléphant (Iran 13-14è – Faience)
Couronne de la Torah – Licorne et lion s’affrontant

La licorne et le lion qui se combattent suggèrent un rapprochement avec un psaume : « Sauve moi de la gueule du lion et des cornes des licornes. »

Chevalier combattant une licorne (Irak 13e – terre cuite)
Chanfrein – armure dite de Sully (1630)

Le chanfrein désigne la face de la t^te du cheval et, ici, la pièce métallique qui la protégeait. Ce chanfrein comporte une point décorative. Ainsi le cheval ressemblait à une licorne, réputée rapide et puissante.

Enseigne de pharmacie (Autriche – bois sculpté 1720)

En raison de la supposée valeur médicinale de la corne de licorne, de nombreuses pharmacies des payx germaniques ont pris pour raison commerciale la licorne.

Femme avec une licorne (Allemagne 1512)
Chaise à décor d’armoiriers (cabinet de la comtesse d’Osmond – 1817=
Détail de la Dame à la Licorne 14e
Détail de la Dame à la Licorne 14e
Femme et licorne (Gustave Moreau 1885-1898)

Gustave Moreau a été un visiteur de Cluny surtout à partir de l’accrochage de la tenture en 1883. Il réinterprète le couple de la femme et de la licorne avec mystère et sensualité.

La noble pastorale (Suzanne Husky 2017 Tapisserie coton laine)

Suzanne Husky réinterprète l’un des tapisseries de la Dame à la licorne. Les arbres qui encadraient les personnages principaux sont ici tronçonnés par un énorme engin de chantier. L’habitat de la licorne est chamboulé par la surexploitation des ressources naturelles de la terre, au bénéfice à court terme d’une humanité inconsciente de la beauté fragile du vivant.

La licorne (Niki de Saint Phalle 1994)

2026-05-19 Balade parisienne – de Riquet à la Mouzaia

Départ pour cette balade rue Riquet, en hommage à Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos, ingénieur français qui a permis la réalisation du canal du Midi dans le Sud de la France entre la Garonne et la mer Méditerranée (1666 à 1681).

A l’angle de la rue Riquet et de l’avenue de Flandres se situait le moulin à vent Brier (nom du propriétaire au 17é)

Quai de Seine
Les Entrepôts Généraux

Édifiés en 1853, les Magasins généraux étaient réservés au stockage du grain et de la farine. Côté quai de la Marne, au niveau du numéro 2, le magasin a abrité des ateliers d’artistes plasticiens de la Ville de Paris. avant d’être occupé par une résidence étudiants.

Église néoflorentine St-Jacques-St-Christophe de la Villette édifiée en 1841
Pont levant de la rue de Crimée avec au premier plan le square Serge Reggiani

Des tuyaux placés au fond du canal de l’Ourcq libèrent de l’air comprimé, formant quatre rideaux de bulles qui redirigent les déchets vers une zone de collecte dédiée. Les déchets sont ensuite collectés par un bateau nettoyeur assurant plusieurs passages hebdomadaires selon la saison.

Le canal de l’Ourcq est un canal du Bassin parisien de 97 kms faisant partie des
canaux parisiens, géré par le Service des canaux de la Ville de Paris.
À l’origine, le canal a pour premier objectif d’alimenter Paris en eau potable. Jusque dans les années 1960, il est parcouru sur toute sa longueur par les flûtes d’Ourcq, péniches de 28 m par 3 m adaptées au petit gabarit de la plus grande partie du canal. Depuis 1962, seuls les onze premiers kilomètres, entre le bassin de la Villette et Aulnay-sous-Bois, exempts d’écluses, sont ouverts au trafic commercial : environ un million de tonnes sont transportées chaque année par des péniches. Au-delà, le canal, dont la profondeur est désormais de 80 cm, est destiné à la plaisance.

Maison d’éclusier au 30 quai de la Marne

Le 19 mai 1802, Napoléon 1er créé le réseau fluvial de Paris pour alimenter la ville en eau potable et l’approvisionner en bois et en céréales. Réseau de 130 km de voies navigables constitué de l’Ourcq,  rivière canalisée et de ses affluents, canal de l’Ourcq, St Martin et St Denis.

Avec le canal Saint-Denis, le bassin de la Villette et le canal Saint-Martin, il constitue le réseau des canaux parisiens, long de 130 km et qui appartient à la ville de Paris. Une fois le décret du 29 floréal an X (19 mai 1802) promulgué par Bonaparte, les études pour le tracé du canal débutèrent rapidement. Sa construction débute en 1802 et s’achève en 1825.

La Grande Halle (anciennement halle aux boeufs) conçue par Jules de Mérindol, élève de Baltard.

En 1810, Napoléon décide la suppression de toutes tueries dans l’enceinte de la ville et ordonne la construction de 7 abattoirs, mis en service en 1818. En 1830, 3 nouveaux abattoirs viennent s’ajouter dont ceux de La Villette. fermés en 1974 puis occupés par les Pompes Funèbres Générales de Paris.

Fontaine aux lions de Nubie de Pierre-Simon Girard. Elle servait d’abreuvoir pour le bétail.
Dernier magasin de fournitures de matériel de boucherie (avenue Jean Jaurès)
Derrière la boutique
Rue Eugène-Jumin

Immeubles aux façades harmonieuses de style post-haussmanien construits en 1912 en pierre et briques. du 4au 10 était implantée l’usine de salaisons « Aux Jambons Français »Eugène Jumin était un charcutier, président de la Fédération des charcutiers de France et autre syndicat.

Hbm boulevard Serurier (Le boulevard Sérurier fait partie de la ceinture créée à partir de 1861 le long de l’enceunte de Thiers
Parc de la butte du chapeau rouge – Fontaine

Ce grand parc a été crée en 1939. A l’origine, cette butte renferme sous son sol des carrières de gypse exploitées pour le plâtre utilisé dans la construction des immeubles parisiens. Le parc compte de nombreux arbres remarquables, il offre de nombreux belvédères, terrasses. Jean Jaurès y prononce un discours le 25 mai 1913 devant 32000 personnes.

Vue depuis le haut de la butte du chapeau rouge

Rue de Mouzaïa, tient son nom du col de Mouzaïa, dans l’actuelle Wilaya de
Blida en Algérie, en raison des combats qui y eurent lieu lors de la conquête de l’Algérie par la France en 1830.

Villa Ribot, de la Renaissance, Emile Loubet, Bellevue…

Villa dans la Mouzaia

2026-04-11 Le père Lachaise

Fermeture du cimetière des Innocents, le 01/12/1780, en application de la loi qui interdisait les cimetières en ville.

Monument à Casimir-Perier

Création du cimetière du Père Lachaise (Père Lachaise confesseur de louis 14) le 21/05/1804 par un décret de Napoléon « chaque citoyen a le droit d’être enterré quelle que soit sa race ou sa religion. Brongniart dessinera les grands axes

Au début du 19e furent créés plusieurs nouveaux cimetières hors les limites de la capitale, le cimetière de Montmartre au nord, le cimetière de l’Est sur la commune de Charonne, le cimetière du Montparnasse au sud et le cimetière de Passy à l’ouest.


Alphand créateur des jardins Paris

Reine Robert  née Fevez (1757-1804) une des premières tombes, inhumée 18/06/1804
1869 agrandissement de Paris

Transfert des gisants au Musée des Monuments français Alexandre Lenoir Héloïse et Abélard 1817 et Molière et La Fontaine

Héloïse et Abélard
La Fontaine et Molière
Colette
Frédéric Chopin
Ancien ossuaire derrière le monument aux morts d’Albert Bartholomé

La reprise des concessions perpétuelles (loi de 1924) a conduit à la création d’ossuaires pour accueillir  les restes mortels exhumés.

Géricault
Le radeau de la Méduse
Antoine Parmentier (avec les attributs représentant ses travaux et quelques pommes de terre)
Victor Noir (1848-1870)
Michel Legrand (1932-2019)
Manu di Bongo (1933-2020)

2026-03-04 Théâtre des Champs-Elysées et expos au Grand Palais

Théâtre inauguré en 1913, architecte Auguste Perret, Antoine Bourdelle et Henry Van deVelde. Considéré comme l’un des premiers représentants de l’art déco. Structure en béton.

Couloirs des loges
Portes des loges
Luminaire Lalique
Pénélope (Bourdelle)
Sapho (Bourdelle)
Coupole décorée par Maurice Denis

Façade, avenue Montaigne.  Le 31 mars 1913, le faisceau de la tour Eiffel éclaire la façade.

Fresque de Bourdelle

Le grand palais

Expo « D’un seul souffle » de Claire Tabouret, présentation des maquettes des nouveaux vitraux pour Notre-Dame (atelier Simon-Marc).

Expo Grottesco d’Eva Jospin, mises à l’honneur de la grotte et de la forêt, œuvres en carton plié.

2026-02-21 Sur les pas de la Commune

Départ de la rue du télégraphe (20e)

Cimetière de Belleville

Le lieu a été utilisé pour des expériences de télégraphe optique par Claude Chappe de 1790 à 1798. (le cimetière se trouve au point le plus haut de l’Est de Paris)

Tombe de Léon Gaumont

Mémorial aux otages tués durant la Commune de Paris

Notre Dame des otages

Notre Dame des otages (rue Haxo) date de 1938 pour commémorer le massacre de la rue Haxo, la fusillade de cinquante otages le 26 mai 1871 pendant la Semaine sanglante, par la Commune, sur ordre du colonel Emile Gois.

Une grille et une porte de cellule, provenant de la prison de la Roquette,

Point de vue sur Paris
Fresque de 2021

Rue de la ferme de Savy, en 2021, une fresque mémorielle sur la Commune de Paris a été réalisée sur les lieux des derniers combats de la Commune.

Notre-Dame de La croix

Elle fait partie des plus grandes églises de Paris (la quatrième par son volume).

L’église présente la particularité d’avoir une structure métallique particulièrement visible sous les voûtes de la nef.

La Bellevilloise

La Bellevilloise est une salle de concert, d’expositions et de réunion, située aux 19-21, rue Boyer dans le 20e arrondissement de Paris. Elle est riche d’une histoire ancienne qui l’ancre dans la mémoire ouvrière.

Rue de la Croix-Faubin

Cette rue est ouverte sur l’emplacement de l’ancien dépôt des condamnés à mort car les exécutions capitales avaient lieu à cet endroit précis au moyen de la guillotine. Cette machine entreposée au no 60 rue de la Folie-Regnault était transportée devant le portail de la Grande Roquette.

2026-01-31 Paris en-chanté

Départ du métro Richelieu -Drouot

Au 1 place Boieldieu naquit Alexandre Dumas fils

L’opéra-comique (salle Favart), fondé il y a 300 ans, sous Louis 14, peut être considéré comme le berceau de la comédie musicale.

Par opposition à la Comédie Française, le répertoire est constitué de pantomimes ( pièce où les acteurs s’expriment par le geste ou la mimique) et parodies d’opéra. En 1779 un arrêté interdit les comédies en italien.

En façade, 6 cariatides, à l’intérieur une salle de 1500 places. En 1900, la lumière électrique en profusion de lustres en bronze doré signés Christofle.

Y furent créés Carmen de Bizet, les comptes d’Hoffmann. Les artistes de Broadway s’empare de ce nouveau genre musical. En 1923 Ciboulette.

L’opéra Garnier, inauguré en 1875.

Il apparaît en ouverture du film Un américain à Paris (Minelli 1951). Dans Drôle de frimousse (Donen 1957) A. Hepburn et F. Astaire.

Hôtel Scribe, lieu où eurent lieu les premières séances du cinématographe des frères Lumière.

Hôtel Scribe

24 bd des Capucines, Mistinguett y résida de 1905 à 1956.

Place Vendôme

Colonne Vendôme, érigée sur ordre de Napoléon 1er. D’une hauteur de 44m, elle a été inspirée par la colonne Trajane

Le Ritz a servi de cadres à plusieurs comédies musicales, je n américain à Paris, Drôle de frimousse.

Maison Cartier, les hommes préfèrent les blondes M. Monroe (Hawks 1953). Moulin rouge (2001). N. Kidman.

The house on Utopia Parkway au 9 rue Castiglione

Joseph Cornell (1903-1972). Artiste américain créateur de collage et assemblage dans des boîtes. Cet artiste a inspiré Mas Ernst et René Magritte.

Hôtel Meurice au 228 rue Rivoli

Siège du commandement allemand, l’hôtel a servi de décor dans Paris brûle-t-il (R. Clément 1966), l’armée des ombres (Melville 1969), On connaît la chanson (Bacri 1944)

Jardin des Tuileries

L’obélisque sert de final d’un américain à Paris, partition de Gershwin. Tourné en studio avec un Paris reconstitué. Une séquence de 17mn rend hommage à des peintres ayant travaillé à Paris.

Bassin circulaire du Carrousel a servi de décor à une séquence chantée de Gigi (L. Caron M Chevalier 1958)

Arc de triomphe du carrousel, Drôle de Frimousse, La la land (Chazelles 2016)

Pyramide du Louvre, conçue par Pei et inaugurée en 1988 et 1989. 603 losanges et 70 triangles en verre feuilleté.

Cour carrée du Louvre

Église St Germain l’Auxerrois, une des 4 églises marquant les points cardinaux de Paris en 581

– St Laurent à l’Est

– Ste Geneviève au Sud

– St Germain des Prés à l’ouest

– St Germain l’Auxerrois au Nord

Déjeuner au Café des Arts

La Samaritaine, fondée en 1870 par Cognacq. 4 magasins surface de vente de 48000m². Elle doit son nom à une pompe à eau située sur le Pont Neuf. 1ère machine élévatrice d’eau remontant à Henri 4 qui permettait de fournir en eau le quartier du Louvre.

Pendant la fermeture pour travaux, tournage de Holy Motors (Carax) 2012)

Théâtre de la ville – Sarah Bernhardt

Troupe du théâtre lyrique puis depuis 1980 accueil de la danse contemporaine. En face, théâtre du Châtelet à l’emplacement de l’ancienne forteresse du Châtelet. Comédies musicales, opéras.

Marché aux fleurs. Recréé en studios à partir des toiles de Renoir dans un Américain à Paris et dans Drôle de frimousse.

Caveau de la Huchette, ouvert en 1946, dernier club de jazz de l’après guerre. Enseigne rouge et banquette de cuir rouge.

Studio Galande, projette depuis 40 ans Rocky Horror. Spectacle aussi dans la salle (jeter du riz et de l’eau)

2024-06-18 Luxe de poche au Musée Cognac-Jay

Petits objets précieux au siècle des Lumières.

Le 18e siècle se caractérise par le développement des métiers d’art.

Les petits objets précieux, tabatières, bonbonnières, boîtes à mouches ou à fard, nécessaires, flacons, montres, châtelaines, lorgnette. L’Encyclopédie les définit comme « les ouvrages d’ orfèvreriequi ne servent que d’ornements »

Tabatière à décor chinois (nacré et pierres dures) 1747
Tabatière 1783 (or, émail cristal)
Pommeau de canne (or et nacré) 1740
Tabatière en forme de carrosse 1727 vermeil
Petit flacon à parfum et forme de gourde plate (porcelaine et or) 1725-1735
Coffret à parfum (papier mâché, cristal et or) 1755
Boîte en forme de tête de femme masquée (Porcelaine, or, diamants et verre) 1749
Lorgnette de théâtre (vermeil, cuivre, or, cristal) et boîte à musique en forme de harpe début 19e (0r, émail, diamants, perle)
Boîte 1787 (biscuit de porcelaine, or, argent doré, verre)